
Laure Emperaire
- Groups:Axe 3, Eixo 3, Membres participants, Participantes
Laure Emperaire
Après une formation en botanique à Paris 6 et un doctorat et une thèse d’État portant sur les caatingas du sud-est du Piauí, L. Emperaire intègre l’Orstom, aujourd’hui IRD, en 1988. Ses premiers travaux en Amazonie brésilienne portent sur la viabilité de l’exploitation des ressources forestières extractivistes comme l’hévéa, la piaçava, le bois de rose … Une deuxième phase des recherche port sur la diversité des plantes cultivées, en contexte amérindien sur le Rio Negro (Amazonas) et par les seringueiros dans le haut-Juruá (Acre). Son objectif était de comprendre les dynamiques de cette agrobiodiversité, et ses articulations avec d’autres domaines de la vie sociale et productive come l’alimentation, la culturelle matérielle, le territoire. L’agrobiodiversité est analysée en tant que production culturelle et non seulement en tant que ressource. L’ensemble des recherches a mené à la reconnaissance du système agricole traditionnel du Rio Negro comme patrimoine culturel immatériel du Brésil. L’articulation entre recherche et politiques publiques s’est aussi concrétisée par la participation à l’identification de la Terre Amérindienne Jurubaxi-Téa, déclarée en 2017.
Des recherches axées sur cette même problématique, celle de faire reconnaître l’importance des formes traditionnelles de connaissance et de gestion des végétaux des populations traditionnelles, face à une modernité qui remodèle ces configurations ont été menées à Timor-Leste dans l’île d’Atauro.
Une autre phase de travaux, menés en partenariat avec la Fiocruz, s’est inscrite en écoépidémiologie et a porté sur les liens entre paysages végétaux et dispersion des Triatominae, vecteurs de la maladie de Chagas, dans plusieurs régions du Nordeste.
L’ensemble des recherches menées au Brésil s’est inscrit dans la coopération bilatérale du CNPq avec des partenariats avec l’INPA, l’ISA, la Fiocruz puis l’UNICAMP. Depuis 2022 elle est chercheur émérite de l’IRD.
